Cette chance d’avoir une soeur…

Cette chance d’avoir une soeur…

Deux – ou plusieurs – sœurs qui s’entendent bien sont un rayon de soleil. Cela crée un climat serein au sein d’une fratrie et c’est une véritable richesse pour la vie de famille. Alors, comment faire pour que ce soit le cas ?

Quand elles s’entendent bien

Compagne de jeuxdans la petite enfance, adversaire farouche lors des disputes, une sœur devient vite une grande complicedans l’adolescence puis dans la vie d’adulte. Qu’elle soit plus âgée ou plus jeune, même avec un grand écart d’âge, elle reste un pilier.

Leur bonne entente est une vraie source de bonheur, pour elles comme pour leur entourage. Car elles savent se parler, se confier, s’écouter, rire et pleurer ensemble, se donner des conseils, apporter à l’autre la confiance en soi par un regard bienveillant. Ensemble, elles peuvent résoudre des conflits, trouver des solutions, se servir de psy mutuellement et déplacer des montagnes. Rien n’est plus plaisant qu’une nuit blanche passée à refaire le monde entre sœurs.

Elles sont souvent empathiques et altruistes l’une vis-à-vis de l’autre. Elles échangent des avis sur leurs amis, leur mari, leurs enfants à qui elles transmettent souvent les mêmes valeurs, héritées de leur éducation commune.

Ayant vécu les mêmes événements familiaux – comme la perte d’un parent par exemple – même s’ils sont ressentis de manière différente en fonction de leur sensibilité, elles se comprennent sans se parler. Il n’est nul besoin de grandes explications. Avoir une sœur avec laquelle on s’entend bien est encore mieux qu’une meilleure amie.

Souvent, dans leur famille, elles veillent à ce que l’ambiance soit bonne, en maintenant le contact entre ses membres, en restant proches de leurs parents, en s’épaulant pour gérer les difficultés, en développant la communication, en facilitant les compromis, en organisant de fêtes familiales, des vacances entre cousins, des dîners de fratrie.

Quand elles ne s’entendent pas

L’inverse, malheureusement existe aussi. Elles peuvent être à couteaux tirés, jalouses, l’une écrasant l’autre parfois même sans s’en rendre compte. Cela crée de grandes blessurescar celle qui est censée être la plus proche devient l’ennemie avec qui vivre est un enfer.

L’ambiance familiale parfois s’en ressent car de la jalousie découle souvent la méchanceté. Les parents, souvent démunis face à ces sentiments, doivent veiller dès leur plus jeune âge à ce que leur relation soit saine et sereine. Car il n’y a rien de mieux qu’une famille unie dans laquelle les enfants grandissent et s’épanouissent au contact des uns et des autres.

Aussi, en évitant les comparaisons malheureusesentre leurs filles, en cultivant leurs différences dans leur vie et dans leurs activités, en ne les mettant pas forcément dans la même chambre ni dans la même école, en respectant leur singularité, ils peuvent limiter les dégâts.

L’indifférence

Parfois, une différence marquée de caractère peut entraîner une indifférence entre elles et certaines s’en contentent. Elles n’ont pas de complicité particulière mais ne se détruisent pasnon plus. C’est un moindre mal. Les parents doivent respecter cela en priant pour que leur complicité naisse un jour, car rien n’est jamais figé.

Mais dans la grande majorité des cas, le plus beau cadeauque vous puissiez faire à votre fille est de lui offrir une sœur !

Amélie de Garsignies

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