Les astuces qui changent la vie quotidienne en famille

Les astuces qui changent la vie quotidienne en famille

Des réflexes au quotidien

  • Laisser le stress à la porte : qu’elle est souvent difficile la fin de journée au cours de laquelle chacun a subi des événements qui ont alimenté des émotions souvent retenues. La maison c’est le foyer où personne ne vous juge et où il est sain de s’autoriser de décharger. Mais attention, mieux vaut gérer certaines émotions en dehors de la vie de famille. John Gray avait théorisé ce mythe de la caverne qui serait un comportement typiquement masculin « les hommes s’enferment dans leur caverne ». Mais chacun a peut-être besoin de sa caverne de temps en temps. Et mieux vaut le respecter car nos émotions individuelles sont souvent amplifiées chez nos enfants. Je me souviens d’un matin où je m’étais particulièrement mal organisée et où j’angoissais à cause d’un RDV plus tard, je n’arrêtais pas de répéter « Dépêchez-vous » alors que nous n’étions pas du tout en retard. Résultat, on est partis à l’heure avec des enfants en larmes et en oubliant le sac de piscine. Le soir mon aîné m’a demandé, avant même de m’embrasser, si on était encore en retard et s’il fallait courir… J’aurais bien mieux fait de respirer, me calmer et prendre les choses dans l’ordre
  • Arrêter de crier : je vais l’avouer je ne saisis pas toujours comment certaines mamans arrivent à se faire obéir sans même hausser le ton. Je reconnais ma faiblesse dans ce domaine. Mais je reconnais aussi que je donne un très mauvais exemple qui pousse tout le monde à élever le niveau sonore. S’en suit une cacophonie certes vivante et chaleureuse mais aussi épuisante. Alors que souvent, à dire les choses fermement je me fais tout aussi bien comprendre. De la même façon, je n’ai pas besoin de crier d’une pièce à l’autre pour donner une indication ou demander un service, je peux me déplacer. Je préfère fatiguer mes jambes que cumuler les migraines. Et magie ça marche. Si nous baissons le volume sonore, tout le monde fait de même.
  • Eviter le sinon : une autre astuce que j’ai apprise. Cela va vous sembler dérisoire mais c’est un réflexe à prendre qui se révèle extrêmement bénéfique en famille. Au lieu d’employer le terme « sinon » ressenti comme menaçant par les enfants, utilisez une conjonction de coordination comme si vous décriviez un enchaînement. Par exemple, « range tes chaussures et tu iras jouer aux playmobil » est bien mieux perçu que « range tes chaussures sinon tu ne peux pas jouer aux playmobil ». L’essayer c’est l’adopter (ça marche aussi remarquablement bien au cours des repas).

Des intentions de fond

  • Cultiver l’émerveillement au quotidien : il y a 15 minutes à pied pour rentrer de la crèche. Quoi qu’il se passe, il y a toujours des petites choses insignifiantes à observer : une vitrine amusante ou simplement qui a changé depuis la dernière fois, un animal, une voiture, un camion (dieu bénisse les camions poubelle et autres ambulances) autour desquelles se créé un plaisir commun. Cette joie c’est le petit bagage avec lequel chacun rentre à la maison, part à l’école, au travail, vit et qui adoucit la vie quotidienne. Et souvent, même pas besoin de regarder dehors, il y a des sources de ravissement dans chaque geste du quotidien mais personne ne les devinera si on ne prend pas l’habitude de les dire à haute voix.
  • Se respecter : le temps où seuls les adultes avaient le droit au respect est révolu. Quel que soit leur âge, les enfants aussi ont droit au respect, à la politesse, aux remerciements, aux excuses, à l’écoute,…bref tout ce qui constitue le respect de l’autre. Vous savez que vous ne devez pas déranger votre mari avant qu’il ait bu son café et bien pourquoi en serait-il autrement de votre fils de 3 ans qui a du mal à l’allumage ? Il faut être attentif aux petits besoins physiologiques et mentaux de chacun, parents et enfants, et s’efforcer de s’y adapter. Mon aîné par exemple a besoin de calme quand il rentre de l’école et se sent très vite agressé quand la fratrie fait trop de bruit et il devient agressif à son tour. Il a donc son petit sas de décompression tranquille dans le salon ou à faire un dessin à mon bureau pendant que les autres enchaînent les bains. Dans la même idée, je leur explique qu’ils ne peuvent pas me couper la parole lorsque je parle avec un autre adulte en leur présence mais je m’efforce d’attendre que mon mari ait fini sa discussion avec eux pour lui parler.  Bien sûr, comme dans tous les domaines, donner l’exemple reste le maître mot.
  • Se concentrer les uns sur les autres : dans notre société, nous avons pris l’habitude de faire 1001 choses à la fois, à tort ou à raison. Mais en famille, il faut cultiver l’amour en sachant s’accorder une attention dédiée, au quotidien même si cela semble mineur. Et pas uniquement aux enfants. Moi aussi j’aime bien raconter quelque chose en étant écoutée du début à la fin et pas que par mes amies. Parfois, il est sain de savoir couper les interférences extérieures pour prendre le moment présent tel qu’il est, bon ou mauvais mais pleinement présent. Celui ou celle qui sent qu’on lui accorde toute sa conscience présente se sentira aimé et voudra aimer en retour.

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Paola Marceau

Working mum de 2, la maternité est pour elle un sujet intarissable d'échanges et de questionnements et une aventure galvanisante au quotidien.

Elle partage avec joie son vécu, ses interrogations et ses petits tips !

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