Apprendre la joie à ses enfants !

Apprendre la joie à ses enfants !

Si vous résumiez en une seule valeur l’éducation que vous aimeriez donner, laquelle serait-elle ?

Si vous deviez vous planter sur absolument tout sauf une seule petite chose, que choisiriez-vous pour vos enfants ?

La persévérance, le bonheur, le travail, le service, la bienveillance… ?

Pour moi, ce serait la joie !

 

Quelque chose que nous ne pouvons acheter malgré tout l’or et toute la volonté du monde. Un bien qui ne répond pas au besoin actuel de l’immédiateté mais qui, au contraire, s’apprend doucement, au fil du temps et à chaque instant. Une qualité qui requiert patience, lenteur et une certaine manière d’être au monde. Une attitude face aux grandes tempêtes de la vie et aux tout petits riens qui parfois nous minent. Une résignation heureuse devant les événements que nous ne pouvons pas maîtriser et l’espérance profonde d’un lendemain plus lumineux.

 

Le lent apprentissage de la joie par mes enfants se construit avec moi dès aujourd’hui. Il commence par accueillir les catastrophes de mes touts petits sans râler ni soupirer. Être un gardien de la politesse et du sourire envers tous. Accepter les imprévus et les retards. Travailler avec enthousiasme et trouver du plaisir à l’effort. Se moquer souvent de moi-même mais accorder le bénéfice du doute aux autres. Regarder la vie avec justice et savoir la rétablir en toutes choses. Vivre la joie dans chaque infime instant du quotidien.

 

La joie ne se reçoit pas, elle se trouve. Elle est là, présente, tapie dans chaque instant de la vie. Et si nous n’y prêtons pas attention, elle s’enfuit. Il faut entraîner son regard, savoir la voir et la saisir. Et une fois la graine semée, la faire grandir. La chérir comme un trésor et la défendre farouchement contre ses ennemis. Ainsi, l’entourer de deux gardes indispensables : la bienveillance et l’acceptation. Apprendre à la fois à s’écouter et à se décentrer vers l’autre.

 

Alors, oui, s’il n’y avait qu’une seule chose que mes enfants devaient retenir, ce serait ça. Qu’ils sachent toujours où trouver leur joie. Que ce ne soit ni dans les autres, ni dans les objets, ni dans une occupation. Mais en eux afin que personne, jamais, ne puisse la leur voler.

Alors, au boulot !

 

Marie-Amélie Clement

@bonjour.melie