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Aidants naturels, familiaux : qui sont ces anges gardiens ?

Aidants naturels, familiaux : qui sont ces anges gardiens ?

Aujourd’hui devenus des acteurs essentiels dans le système de soins, ils renvoient à toutes ces personnes qui accompagnent l’un de leurs proches dépendant dans tous les actes de la vie quotidienne, avec un grand dévouement, de manière assidue, et ce, sans rémunération. Cet aidant peut être familial mais peut, tout aussi bien être, un ami, un voisin… On connaît le schéma de personnes s’occupant de parents vieillissants en perte d’autonomie et/ou atteints de pathologies diverses. Une histoire de vie, une succession d’évènements qui ont conduit, sous l’influence inconsciente ou non des autres, une personne à rester auprès d’un de ses parents, voire des deux.

POUR QUI ?

Mais l’aidant naturel n’est bien évidemment pas sollicité que dans des cas de vieillissement normal ou pathologique de personnes vieillissantes mais bien à toutes personnes dites « vulnérables ». Ainsi, on peut le devenir en tant qu’époux(se), en tant que jeune maman/papa d’un enfant porteur d’un handicap qui demande une attention et des soins particuliers sur une longue durée. Tout un chacun peut alors être amené à devenir « aidant naturel » de manière plus ou moins soudaine et devoir gérer une nouvelle organisation en repensant l’équilibre familial.

QUELLE RECONNAISSANCE ?

Tout l’amour que l’on porte à cette personne qui nous est chère et dont on a la « charge », nous amène à agir bien au-delà de nos limites mais ce n’est pas sans risque. C’est la raison pour laquelle, la reconnaissance du conjoint, des proches, des amis, du corps médical, est alors indispensable à l’équilibre psychologique de l’aidant et deviendra l’un des garants de son bien-être.

Il faut Reconnaître ces acteurs « invisibles », les valoriser et renforcer leur «  estime de soi ». Cela est d’autant plus important que la reconnaissance sociétale n’est souvent pas à la hauteur de l’investissement et des sacrifices liés à ce rôle d’aidant. Souvent l’un des parents met sa vie professionnelle de côté et des difficultés financières peuvent survenir malgré les aides. Sans oublier une ambition personnelle dont il faudra faire le deuil. Pour toutes celles et ceux qui garderont une activité professionnelle, il se peut que cette dernière en soit impactée.

UN AIDANT A AIDER

Bien souvent, le manque de structures provisoires adaptées, la difficulté des démarches administratives, les difficultés financières, la culpabilité des aidants à confier leur proche (car un placement les renvoie à un sentiment d’incompétence subjectif), la volonté de ne délaisser personne, rendent le quotidien difficile et entraînent bien souvent une grande fatigue émotionnelle et physique.

C’est malheureusement ce cercle vicieux qui les conditionne à rester dans leur rôle d’aidant sans parvenir à percevoir des perspectives de changements. L’aidant naturel peut donc voir, de manière plus ou moins brutale, toutes les sphères de son quotidien impactées (personnelle, familiale, professionnelle…) d’où l’importance de prévenir de son épuisement physique et/ou psychologique sur le long terme.

Il devient alors primordial de savoir mais surtout d’oser demander de l’aide de manière à conserver un équilibre personnel et familial. Avant d’être des aidants, toutes ces personnes sont des épouses, des enfants, des mères, des pères, des frères ou sœurs…

DES SOLUTIONS

Parce qu’on ne choisit pas forcément de devenir aidants naturels/familiaux, il existe des actions de formation ainsi que des associations dédiées aux aidants qui permettent de partager les difficultés et de se sentir soutenu et reconnu dans cette belle mission qui nous est confiée.

 

Agnès ORENGA, psychologue

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